L'euthanasie : une solution de confort, certes, mais pour qui ?

En tant que communicatrice, j'accorde beaucoup d'importance à la fin de vie des animaux et la pratique de l'euthanasie est donc un sujet qui me touche de près. Au fil du temps et de par mon expérience avec les fins de vie de mes chats et les communications avec mes clients, je constate que les animaux peuvent être excessivement troublés lorsqu'ils nous quittent de manière anticipée, et notamment par euthanasie.

Accompagner son animal, c'est accepter qu'il soit diminué physiquement, qu'il n'ait parfois plus toute sa tête, qu'il soit incontinent. Tout cela fait parfois partie de la fin de vie et du chemin ultime vers la mort. C'est notre devoir de nous adapter à son état et de l'aider avec des médicaments de confort ou bien tout autre pratique spirituelle (méditation, reiki animalier, travail vibratoire). Toutefois, et en dernière extrémité, et en cas de souffrance extrême, je n'hésiterai pas à recourir à l'euthanasie, à la condition que l'animal l'accepte et après lui avoir expliqué les tenants et aboutissants de cet acte.

Je me suis rendue compte que bien souvent, on a la réponse instinctive de ce qu'il convient de faire pour son animal et uniquement pour lui. Il a son libre arbitre et il peut nous faire ressentir ce qu’il veut pour peu que nous le regardions avec notre cœur et non avec nos yeux humains embués par nos peurs.

Est-ce parce que cela nous met en face de nos propres interrogations que nous avons autant de mal à accepter de voir mourir nos compagnons de manière naturelle et que nous les précipitons dans un au-delà qui nous rassure autant qu'il nous fait peur, et ce, en ignorant les conséquences pour leur âme ?

L'euthanasie

Cette pratique est entrée maintenant dans nos habitudes et nous pensons, souvent à tort, qu'il s'agit d'un acte anodin, voire d'amour. Voici mon ressenti de l'euthanasie lorsque j'entre en contact avec des animaux victime de cette pratique : vous mettez votre compagnon dans une catapulte et vous le projetez brutalement et à la vitesse de la lumière sur une planète inconnue... Il arrive là-bas complètement déboussolé, sans comprendre ce qui s'est passé et sans savoir où il se trouve. C'est un état de détresse même si un produit apaisant à été administré avant l'injection finale et fatale.

Je ressens donc l'euthanasie comme un arrachement, une rupture extrêmement violente et inappropriée du plan terrestre. De plus, les animaux partent avec les émotions dont ils sont imprégnés au moment de leur départ (les leurs et les vôtres par empathie). Cette décision perturbe leur chemin vers l’au-delà et il est largement préférable pour eux de s’éteindre naturellement (sauf souffrances insupportables et en accord avec la volonté de l'animal).

La fin est très importante pour eux et pour nous. L'âme a besoin de temps pour s'élever et se libérer du corps physique : ça peut prendre quelques heures, ou quelques jours mais ce délai est indispensable pour un départ serein. Notre rôle est alors d'accompagner, avec patience et douceur, bienveillance et protection.

Je partage la vision de Carol Bouteraon, communicatrice en Belgique.

Voici ce qu'elle m’a écrit lors de l’un de nos échanges « Les animaux disent qu’ils ne veulent pas être euthanasiés (sauf cas exceptionnel). Ils ajoutent que si nous ne supportons plus la situation, c’est à dire de les voir souffrir, ils acceptent l’euthanasie. Cela perturbe cependant leur chemin vers l’au-delà. Le passage des animaux de notre dimension à l’autre se fait à un moment qu’il ne nous appartient pas de décider et qui résulte d’un parcours, d’une évolution. Mettre un terme à leur vie de manière arbitraire équivaut à détourner quelqu’un de sa route et à l’empêcher d’atteindre son objectif. De là, les perturbations, souvent très profondes, qui peuvent s’ensuivre lorsque l’on arrive de l’autre côté et que ce n’est pas du tout le moment. En conséquence, il est impératif de respecter l’ordre naturel des choses, sauf circonstances très exceptionnelles. »

Donc, si vous optez pour l'euthanasie, vous devez être sûr que votre animal est prêt et accepte votre acte.

Trop souvent, la décision de l’euthanasie est prise chez le vétérinaire sur une table d'examen, sans préparation, ni pour vous, ni pour l’animal. L’un d’entre eux, décédé, m’a dit qu’il ne s’attendait pas à mourir ce jour-là car c'était une visite de routine (info confirmée par ses gardiens). Personne n'était en paix, ni les propriétaires, ni leur chat.

La mort naturelle

La mort naturelle n’est pas obligatoirement plus facile à vivre, ni pour l'animal, ni pour la personne. Je me prépare à la séparation avec mes chats, j'anticipe les médicaments à donner si il y a souffrance, je passe du temps avec eux et je profite de chaque petits moments de tendresse qu'ils peuvent encore m'offrir. Je me remémore avec eux les bons souvenirs et je leur explique qu'ils retrouveront là-haut toutes leurs facultés physiques alors qu'ils les ont perdues. Par exemple, Mélissa ne pouvait pas courir suite à un problème cardiaque. Je voyais combien elle avait envie de cela. Aussi, je lui ai expliqué que là-haut, elle pourrait grimper aux arbres et se dépenser sans compter et sans souffrance.

Cela leur permet de partir sereinement et cela me permet de vivre leur départ dans la paix du cœur et de l'esprit. Le dernier jour peut parfois nous paraître interminable, nous aimerions que notre compagnon puisse enfin être délivré. Son dernier souffle doit lui appartenir. Cela peut se produire en votre présence ou lorsque vous êtes absent.

L’accident - la mort subite

Lors d’accident, de mort subite ou suite à des actes de violence, l’animal ne va pas systématiquement au « paradis » comme certains le pensent. La mort, comme pour un humain, peut être une continuation de la vie ici-bas ! D’où l’importance de partir dans la sérénité, la sécurité, libre de tout traumatisme. C’est une des conditions pour s’élever et rejoindre la lumière.

Dans ce genre de circonstances ainsi que pour des euthanasies mal préparées, un travail vibratoire peut s'avérer nécessaire pour aider l'animal à quitter notre dimension et à s'élever.

En voici quelques exemples, tirés de ma pratique :

  • une jeune chatte avait reçu plusieurs avertissements au travers d'accidents graves (patte cassée après un accident de voiture, couteau reçu dans l’œil par inadvertance après avoir sauté sur les épaules de sa gardienne ...). Pas assagie, elle n'a pas tenu compte de ces mises en garde et il est arrivé ce qui devait arriver : elle s'est fait shooter par une voiture et sa mort a été violente. J'étais tellement triste pour elle qui était pleine de vie ! J'ai repris son histoire avec elle en lui montrant les différents avertissements et en lui expliquant qu'elle devait tirer les leçons de cette vie sur terre si elle décidait d'y revenir.
  • une minette avait, quant à elle, le sentiment d'avoir été fauchée en plein vol alors qu'elle était en train de faire quelque chose d'important pour elle. Elle était inquiète de n'avoir pas pu terminer sa tâche. Je lui ai proposé de la terminer là-haut.
  • un chat était inquiet car il avait le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur de sa mission suite à une mort prématurée. Il s'agissait de lui expliquer qu'il n'en était rien, qu'il pouvait être fier de lui, de lui montrer toutes les bonnes choses qu'il avait amenées dans la vie de sa gardienne, ainsi que tout ce qui avait pu découler de positif suite à son son départ, notamment une évolution spirituelle pour la personne et l'adoption d'une nouvelle minette.

Mon point de vue de communicatrice

Les animaux ont un chemin qui leur est propre à parcourir sur cette terre. J'essaye de comprendre ce qui dans leur histoire, peut les empêcher d'être en paix. Ces raisons peuvent être diverses: certains ont le sentiment d'être parti trop tôt (en cas d'accident), d'autres sont en colère ou se sentent trahis car ils n'ont pas compris les décisions qui ont été prises pour eux ...

 

L'euthanasie, c'est comme les antibiotiques, ce n'est pas automatique !